Face à la montée des critiques accusant le concept de banaliser, voire d’encourager la culture du viol et le consentement forcé sous prétexte de dédommagement, cette initiative continue pourtant de diviser la communauté en ligne. Si certains internautes y voient une simple caricature des travers de la société moderne et des rendez-vous galants intéressés, d’autres dénoncent une dérive dangereuse qui normalise les violences faites aux femmes au nom du divertissement.

L’implication de Nephtali Nalick apporte ainsi une dimension commerciale inattendue à cette polémique, transformant une blague virale en véritable opportunité d’affaires transfrontalière. En monétisant ce visuel à travers la vente de pagnes et de vêtements dérivés, les deux créateurs de contenus franchissent un cap, ancrant le slogan dans le quotidien matériel de leurs abonnés tout en faisant fi des vagues d’indignation.

Cette affaire relance avec acuité le débat sur la responsabilité sociale des influenceurs et la frontière parfois floue entre l’humour noir et l’éthique en Afrique francophone. Alors que le numérique offre une visibilité sans précédent à la jeunesse africaine, l’impact de telles productions pose la question de l’encadrement des contenus virtuels et de la prise de conscience des créateurs face aux messages qu’ils véhiculent auprès de millions de fans.